A.N.G.E. : Chapitre 1

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A.N.G.E. : Chapitre 1

Message  Flore le Sam 1 Jan - 23:30

Bonjour à tous!
Voici donc les dix premières pages de A.N.G.E:

Bonne lecture Smile

Chapitre I: Aidrian


Elle sortait des livres de son sac lorsque sa main rencontra une surface inconnue. Posant ses livres sur le premier espace libre qu'elle rencontra, elle sortit précautionneusement l'objet qui avait attiré son attention. Il s'agissait d'une boite, ou plutôt d'un coffret en bois légèrement sculpté. Elle n'avait aucune idée de ce que ce coffret était, ni de ce qu'il contenait, et encore moins d'où il venait. Laissant glisser ses mains et son regard sur les arabesques, elle s'assit et, finalement trop impatiente pour l'observer d'avantages, s'empressa de l'ouvrir. Il contenait une lettre et un anneau. Elle commença par regarder le bijou tout en dépliant le morceau de papier qui monopolisa bientôt toute son attention.


Ma belle, j’ai glissé ceci dans ton sac, aujourd’hui. Cet anneau, que j’ai découvert il y a peu de temps, est... magique. Je sais que c’est un peu dur à croire mais lis quand même cette lettre en entier, s’il te plait. C'est donc tout à fait par hasard que ce bijou et son jumeau sont tombés en ma possession, pour l’instant, c’est un peu long à expliquer... mais je t’expliquerai peut être un jour. Mais revenons à l’anneau je crois que c’est une sorte de clé permettant le passage vers un autre monde... je ne sais pas si le mot magique est celui qui convient mais c'est en tous cas celui qu'il m'inspire.
Maintenant, regarde l'anneau, observe le plus attentivement, parmi les feuilles qui y sont gravées tu devrais en apercevoir une qui, elle, se trouve plus en relief. C'est elle qui permet le fonctionnement du bijou. Si tu l'avais au doigt, il te suffirait d'appuyer légèrement sur cette feuille pour passer dans l'autre monde. Comment cela fonctionne mis à part par se contact? Je ne sais pas, je te mentirai si j'essayais de t'apporter une quelconque explication, aussi je préfère me taire.
Que dire de plus? Je ne saurais te décrire l'endroit où l'anneau t'emmènera, j'avais pensé à plusieurs phrases pour te le décrire mais chaque fois, j'avais l'impression de faire une pub pour une quelconque agence de voyage. Je préfère donc éviter cette description risquée en me contentant d'une formule bancale: si je ne peux te décrire cet endroit, c'est simplement parce qu'il ne ressemble à rien que l'on puisse imaginer... (je t'avais prévenu que cette phrase serait bancale!)
Ah oui, il y autre chose que tu dois savoir, le temps s'y écoule différemment. Ainsi, une journée passée dans ce petit coin de paradis correspond à une heure réelle...
Je me doute, mon ange, que tout cela doit être un peu difficile à croire, surtout venant de la part de quelqu'un qui ne signera pas...(je ne signerai pas en effet, je reconnais que c'est un peu lâche mais j'ai trop peur que tu me prennes pour un fou) Je ne suis cependant pas un inconnu, en réalité, tu me connais bien... Alors je tenais à te demander de me rejoindre là bas, ce soir.. à 22heures. Tu n'auras qu'a t'asseoir ou t'allonger et passer la bague comme je t'ai expliqué précédemment...
Si tu ne crois pas à la « magie » tu ne risques rien à essayer et si tu y crois, alors je suppose que tu te doutes que rien ne pourra t’arriver (du moins je le crois). J’espère sincèrement que tu me feras confiance et que tu viendras, moi, je t’y attendrai.
Je t’embrasse, si tu me le permets,
En t’attendant…


C'était effectivement un peu dur à croire, et pourtant... Pourtant le papier simple mais original, l'écriture fine mais fluide et le style tendre mais non intrusif la mettait en confiance. Elle relut la lettre, faisant glisser la feuille entre ses doigts. Le papier d'un gris perle qui d'abord l'avait surprise lui plaisait finalement beaucoup: il était masculin et sophistiqué sans pour autant être froid. Quant à l'écriture qui le couvrait, elle était délicate et assez agréable à la vue: légèrement oblique, vaguement calligraphiée et parfois peu lisible bien que soignée. Une écriture recherchée mais naturelle.
Elle replia cette lettre qui, parce qu'elle lui plaisait, l'incitait à tenter l'expérience. Elle porta alors son attention sur le bijou. L'anneau était fin, présentant un enchevêtrement d'arabesques et de feuilles de lierre. Le métal était parfaitement poli, elle n'aurait pas pu affirmer que ce fut de l'argent mais du moins il était argenté.
Contre toute attente, elle se sentait en confiance... et ce n'était pas seulement le fait d'avoir un admirateur secret qui flattait son ego!! Certes, elle ne pouvait pas nier que ça y contribuait mais ce n'était pas que ça... Ses soupçons se confirmaient: elle devenait folle!
Malgré tout que risquait elle à essayer? Il ne se passerait certainement rien mais bon... Elle tenta de réfléchir à la situation. Quelles possibilités y avait il? La plus probable: une farce...mais dans ce cas personne ne pourrait savoir qu'elle avait essayé... Un fou? idem... Une tentative pour attirer l'attention? Elle soupira... la possibilité que ce soit vrai arrivait très, mais alors très loin dans sa liste. Pourtant elle aurait vraiment aimé savoir qui était ce mystérieux expéditeur. Bien sûr, la lettre n’était pas signée, ça aurait été trop simple ! Elle regarda sa montre, 18 heures, il lui restait donc quatre heures pour se décider. En attendant, elle n’avait plus du tout la tête à faire ses devoirs ! Elle s’étendit sur son lit pour rêvasser, fondant milles et une hypothèse sur l’anneau, sa soirée et son mystérieux soupirant…


***


Ca fait maintenant plusieurs heures que je tourne et retourne dans mon séjour. Quelle heure est-il ? De toute façon, elle a dû trouver mon mot, peu de temps après son retour de cours… J’aimerais vraiment savoir ce qu’elle en pense, si elle l’a gardé, si elle l’a lu au moins, ou si elle l’a jeté, brûlé ou je ne sais quel autre geste signifiant que je ne la verrai pas… Elle pense peut être avoir affaire à un fou… Stupide, je suis stupide, si ça se trouve elle est plus inquiète ou furieuse qu’autre chose… D’un autre côté, comment peut-on expliquer quelque chose qu’on croit à peine soi-même ! Ahhh, si seulement je pouvais arrêter de me mentir. Soyons honnête avec nous même, ce n’est pas ce qu’elle pense de l’anneau qui me tracasse le plus, c’est ce qu’elle pense du « mon ange », « ma belle ». J’aurais pu l’appeler par son prénom ! Ca aurait été aussi simple… beaucoup plus même ! Mais non, il faut que je me perde dans un romantisme, dont elle n’a sans doute que faire de la part d’un inconnu ! Et si j’avais signé ? Non, ne pas signer est certainement la seule bonne idée que j’ai eue ! Un peu lâche? Non... je tente juste de conserver le peu de chances que j'ai d'obtenir ne serait-ce qu'un sourire. Enfin… Viendra-t-elle ? Oh, si seulement elle pouvait venir… Tout d’abord parce que… hum, je peux bien le dire…de toute façon je suis forcé de le reconnaitre, je suis fou d’elle ! Fou au point d’écrire cette stupide lettre et de la glisser dans son sac, comme dans les romans à l'eau de rose… Quoique, vu ce qu’il m’arrive, je ferai mieux de ne pas me moquer ! Et deuxièmement, parce que j’aimerai vraiment lui faire partager la découverte de cet endroit merveilleux ! Oui…enfin, ce qui revient à dire que je veux surtout la revoir ! De toute façon, je crois que pour maintenant, je n’ai plus qu’à attendre 22 heures. Je verrai bien là bas…
Je vais m’asseoir dans le canapé et j’allume la télévision… Comme d’habitude, il n’y a rien… rien nul part… ça vaut vraiment la peine d’avoir le câble… On prend trois fois plus de temps à s’énerver en zappant pour s’apercevoir qu’il reste le choix entre regarder une émission stupide, une ennuyeuse à mourir… ou, troisième solution, que je choisis, éteindre ! Bref, j’exagère, si j’étais juste un peu plus calme, je trouverais sûrement quelque chose à regarder… oui, sauf que… Stop !!! Plutôt que de chercher à tuer le temps j'aurais certainement pu me préparer pour notre hypothétique rencontre sauf que ça doit faire déjà deux heures que je suis prêt... Je me calme et j’attends. J’attends. Les secondes passent, les minutes, les heures et bientôt 21h55. Je suis calmé, souriant même, rassuré… Je prends ma bague… Elle n’est pas comme celle que je lui aie donnée… Elle est plus épaisse, masculine… mais le principe de fonctionnement est le même. Je l’enfile, appuie sur la feuille…
***

21h30 ! Bientôt… dernière réflexion… C’est insensé… peut être dangereux…mais elle est presque décidée… elle va le faire… pourquoi ? Elle n’en sait rien, elle n’y croit pas et pourtant… pourtant… C’était comme si l’anneau l’ensorcelait… Il y avait quelque chose de mystérieux, d’irréel… elle avait lu et relu la lettre… Parfois, elle l’avait trouvée pathétique et la lecture suivante des plus touchantes… Preuve selon elle, qu’elle était bien à demi-folle…. Voir entièrement ! Après tout, elle ne croyait vraiment pas à la magie…Que risquait- elle, donc, à mettre la bague… Peut être juste l’humiliation d’avoir trop laissé vagabonder son imagination, mais cela, personne n’en saurait rien… Elle se trouverait juste extrêmement stupide, mais ça passerait ! C’est sur ces pensées que 22h sonna…
Elle s'allongea et mis la bague.
Un tourbillon, un bleu doux, un filet d’air envahissant… mais tout cela rassurant pourtant. Et puis, plus rien… elle ouvrit les yeux. D’abord, elle ne distingua que des ombres mais, peu à peu, tout s’éclaircit. Elle était dans une clairière, à quelques pas, un lac, sous ses pieds, une herbe d'un vert tendre. Elle fit quelques pas et eu l'impression de se trouver dans le décor d'une carte postale retouchée. Pourtant peu à peu, au furs et à mesure que son regard glissait de détail en détail, cette pensée disparue.
Elle s'approchait du rivage. Lentement. Presque craintivement. Ce n'était pas la peur qui la faisait avancer de la sorte. Pourtant chacun de ses pas semblait être exécuté par mécanisme et non par volonté. Fascinée. C'était la fascination qui la poussait à avancer mais c'était elle aussi qui la retenait.
Sous ses yeux, un paysage irréel semblait s'étendre jusqu'à perte de vue. Trop parfait pour qu'on puisse y croire et trop merveilleux pour se convaincre que ce n'était qu'un rêve. Elle demeura immobile un instant, troublée par l'eau incroyablement turquoise, transparente, immobile. Le lac était là, figé au cœur d'un bois tout aussi incroyable. Les arbres déployaient leur rameaux de façon parfaite. Leurs feuillages verts émeraude semblaient briller sous les rayons du soleil. L'écorce des troncs était partout de la même couleur, claire, presque dorée. Parfois le lierre courrait, exubérant, des racines aux premières branches avant de se fondre parmi les feuilles. Parfois c'était des fleurs d'un rose pale, presque blanc qui garnissaient les troncs avant de s'étendre jusqu'aux cimes. On aurait dit des fleurs de magnolias.
Elle regarda sous ses pieds, derrière elle, vers les bois, une herbe tendre dont les dégradés de verts donnaient l'impression que des motifs dansaient dans l'étendu. Devant, des galets d'un blanc parfait disparaissaient sous l'eau turquoise. Il ne semblait pas y avoir de limite entre l'herbe et les cailloux, comme si c'était la même matière qui s'était peu à peu transformée.
Sur sa peau elle sentait un brise tiède et sucrée. Légère mais chargée de milles senteurs de fleurs. Une dernière fois son regard parcourus l'ensemble du paysage. Si elle avait dut choisir trois adjectifs pour le décrire elle aurait pris les suivants: harmonieux, irréel, mystérieux. Bien qu'il n'existât probablement aucun mot pour décrire ce qu'elle voyait.
Soudain elle prit conscience que la bague l’avait bel et bien emmenée quelque part. Elle ne savait ni où, ni comment mais étrangement cette question ne la tracassait pas plus que ça… C’était comme si l’air parfumé chassait tous souci de sa tête, déjà bien perturbée à son avis, mais pour l’instant, elle s’en moquait. Alors que sous ses pieds se faisaient sentir les premiers galets elle prêta finalement attention à elle même. Elle était vêtue d'une sorte de toge d'un turquoise doux, semblable à l'eau du lac. La matière glissait sur sa peau, fluide, presque vaporeuse. Un tissu tout aussi irréel que le paysage à l'évidence. La sensation d’être perdue l’envahit quelques instants mais se dissipa presqu’aussitôt. Sensation qui cependant lui permit de reprendre un peu plus conscience.
Elle repensa à l’inconnu qui l’avait amenée ici, elle regarda tout autour d’elle mais la seule chose qui attira son attention fut un saule pleureur, un peu plus loin, sur la rive. Son tronc avait la même teinte dorée que les autres mais son feuillage tombait telle une cascade scintillante. Ce n'était pas qu'une métaphore, il semblait réellement briller. Si tenter que le mot réel puisse s'utiliser dans un tel lieu. Elle se sentait étrangement bien. Rêveuse, elle s’assit au bord de l'eau, créant à nouveau mille hypothèses sur ce qui se passait. Sans cesse, un prénom traversait son esprit : Gaëlle.
Gaëlle... qui? pourquoi? Elle n'en savait rien, un prénom, juste ce prénom qui tournait sans cesse tandis que son imagination continuait ses créations de " peut être que..."
Elle laissa ses doigts glisser vers l'eau, effleurant doucement sa surface. Elle était tiède et cela l'étonna à peine. Se relevant elle fit quelques pas dans le lac, avançant jusqu'à avoir de l'eau au niveau des genoux. Elle ne savait absolument pas pourquoi elle faisait ça, elle se sentait comme envoutée. Pourtant, elle paraissait suffisamment consciente pour se poser la question, alors? Elle ne savait pas mais la sensation de bien être qui la parcourut la fit presque frissonner. Elle se sentait calme, sereine... cela faisait bien longtemps que ça ne lui était pas arrivé. Son regard parcouru une dernière fois les arbres qui entouraient le lac: elle sentait la brise sur sa peau, ses cheveux onduler légèrement, pourtant dans le paysage, rien, absolument rien, ne bougeait. Il semblait figé dans sa splendeur, parfaitement immobile presque trop. Soudain elle se rendit compte qu'il n'y avait pas que l'immobilité qui était étrange, elle avait beau tendre l'oreille, il n'y avait aucun bruit, ni le chant d'un oiseau, ni le bruissement de l'eau, ni le murmure du vent: rien le silence absolu. Ce constat l'oppressa tout à coup. Elle se rappelait avoir parfois désiré le calme parfait mais maintenant elle se rendait compte que la perfection était horriblement oppressante. Elle sentit les battements de son cœur accéléraient soudainement. Elle avait peur. Cela eut probablement été normal étant donné le contexte sauf que ce n'était pas ce dernier qui la mettait dans cet état... Le calme seul était à l'origine de cette sensation: le silence trop complet, les arbres trop figés, l'eau trop immobile. Il fallait qu'elle rompe cet état! Pourquoi? Elle ne le savait pas mais elle ne supportait cette impression de "trop parfait", trop irréel, trop éphémère peut être aussi. C'était comme si le moindre bruit risquait de faire voler ce paysage en éclat, révélant qu'il n'avait été rien d'autre qu'une illusion. Et elle, elle voulait se convaincre du contraire. Alors cédant à une impulsion elle fit encore quelques pas dans le lac jusqu'à ce que l'eau lui arrive au dessus des genoux, collant le tissu sur sa peau tel un filme. De nouveau elle laissa glisser ses doigts à la surface quelques instants puis elle plongea. S'abandonnant toute entière à la torpeur tiède que lui offrait l'onde.



***

Elle est venue. Mon cœur bat à tout rompre. Je la regarde, elle semble un peu perdue et un peu différente. Elle a les cheveux un peu plus long que là d’où nous venons, mais sinon, à part la coiffure et les vêtements, elle est toujours la même. Le même regard, le même sourire et le même masque pour cacher les expressions qu'elle juge trop fortes. Pour beaucoup elle est sûre d'elle, distante, un peu trop froide, à la limite insensible. Sauf que je pense la connaître un peu mieux que cela... Elle est tout sauf sûre d'elle et tout le reste n'est qu'illusion, une jolie carapace destinée à se protéger... Elle est beaucoup plus fragile et sensible qu'elle ne le laisse paraitre de prime abord mais il suffit de chercher à la connaitre pour s'en rendre compte peu à peu. Enfin, pour l'instant ce n'est qu'une extrapolation mais j'espère avoir l'occasion de vérifier.
Elle jette un regard vers le saule sous lequel je suis assis ! M’a-t-elle aperçut ? Non, je ne pense pas ! Je passe une main dans mes cheveux, je ne suis toujours pas habitué à avoir les cheveux longs ! Je la regarde à nouveau, je suis surpris qu’elle n’ait pas changé. Moi, mon visage est transformé, du moins en grande partie. Soudain, une pensée me traverse l’esprit « je la vois tel qu’elle est parce que c’est moi qui l‘ai invitée dans ce monde » Hum, oui…plausible, j’ai cessé de me poser des questions sur ce monde depuis un moment. Bizarrement, je me demande si son prénom sera le même, ici, même si je connais parfaitement mon vrai prénom, celui d’ici est différent : Aidrian. Ca va, j’aime assez !
Je reporte mon attention sur elle, elle plonge toute habillée et traverse le lac en quelques brasses ! Une idée folle, une idée comme elle en a souvent. C’est pour ça que je l’aime. Elle est différente et elle l’assume, elle est ouverte d’esprit et un peu décalée… souriante, aimable et attachante… Quel portrait objectif !!!Je ne peux retenir un éclat de rire, mis amusé mis nerveux, non elle doit vraiment avoir quelques défauts ! J'ai imaginé cette scène à peu près un million de fois, j'ai pensé a à peu près autant de manière de l'aborder: un sourire, quelques mots, un regard... Le choix des mots, des verbes, du style... Je n'ai plus qu'à me lancer, écarter le feuillage, me diriger vers elle, ouvrir la bouche et découvrir en même temps qu'elle ce que je vais dire. Sauf que pour l'instant je suis incapable de trouver le courage pour faire quoi que ce soit. J'ai juste envie de prolonger ce moment le plus longtemps possible. De rester là à la regarder. Sentir indéfiniment la brise tiède sur ma peau tandis qu'à quelques mètres, radieuse, elle est là. Elle est là pour moi. Ca ne se reproduira peut être plus alors je veux en profiter. Capturer encore quelques minutes de joie mêlée de peur car bientôt, à un moment ou un autre, il faudra bien que je parle, que je lui parle.
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Re: A.N.G.E. : Chapitre 1

Message  Dedale le Dim 6 Fév - 22:12

J'aime bien le principe de points de vue alternés! Et le style également! Bien sûr!
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